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Banlieue 13 - Ultimatum

Banlieue 13 - Ultimatum
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___________________________________________________________________________________.Fiche Technique

Film français réalisé par Patrick Alessandrin en 2008.
Scénario de Luc Besson.
Avec Cyril Raffaelli, David Belle, Philippe Torreton & Daniel Duval.


_________________________________________________________________________________________.Synopsis.

Banlieue 13, deux ans plus tard. Le gouvernement a changé, pas le reste... Le mur d'isolement - toujours plus haut, toujours plus grand, toujours plus loin - s'est étendu autour des cités ghettos et les gangs qui y prolifèrent ont encore accru leur influence. Le trafic se répartit désormais entre cinq quartiers ethniques, chacun dirigé par un redoutable chef de gang. Plus que jamais déterminés à "régler le problème", les services secrets mettent volontairement le feu aux poudres. Damien, flic expert en arts martiaux, et Leïto, capable de se faufiler dans les moindres recoins de la banlieue, font à nouveau équipe. Leur objectif : sauver la cité du chaos. Leur programme : combats musclés et course-poursuites défiant les lois de la gravité...


________________________________________________________________________________________.Notre avis.

Un seul mot vient à l'esprit quand le film commence : « Au secours ! ». Les premiers plans, et globalement tous, sont une indigestion pour le regard et pour le cerveau. On entre dans une sorte de surenchère cinématographique comme il en existe peu. La mise en scène est tape à l'½il, bourrée d'effets qui installent la lourdeur et le scénario bien lourd lui aussi finit par toucher le pétrole à 10 kilomètres sous terre.

On découvre alors l'ambiance du film dans lequel les cités en 2013 sont un mélange ignoble entre les favelas du Brésil et les guérillas africaines. Insultant pour les cités et insultant également pour les populations brésiliennes ou africaines victimes respectivement de la pauvreté et de la guerre.

Pour la composition, on a des restes de néo nazis qui traînent, et puis si l'on peut mettre encore quelques communautés dans ce shaker : allons-y c'est gratuit ; ajoutez-y encore une dose de communautarisme exacerbé où la diversité n'existe pas et où surtout l'on ne se mélange pas ; une bonne cuillère d'armes à feu, des explosifs et entourez le tout d'un joli mur en béton qui ferait honte à tous les urbanistes de France.

Dans ce mélange, tous les flics sont des pourris, sauf le héros (bah oui !), et puis il ne faut pas être de son coté sinon gare à vous. Encore une ineptie à donner des idées aux plus jeunes et qui finiront par ne pas respecter les forces de l'ordre et aller au mépris de l'autorité publique. Certes, les flics ne sont pas tous des cadors de la délicatesse ou de la diplomatie et ils ont leurs défauts comme tout le monde mais il ne faut pas charrier, il y a quand même des limites et l'incitation au manque de respect les dépasse.

Certes, nous sommes dans de la fiction, et heureusement, mais ça n'empêche que ça reste particulièrement infecte à l'½il. Aussi horrible que de trouver son repas dans une cuvette de toilettes.

Pour le scénario, c'est vide comme le cerveau de Paris Hilton, voire pire. Luc Besson nous avait habitué à autre chose, mais il a certainement voulu faire un film qui plaise à tous ces jeunes qui croient être les rois du monde parce qu'ils vivent dans un immeuble de plus de 4 étages. Seulement la vie ce n'est pas ça : les cités ont des problèmes sociaux, économiques, identitaires, sécuritaires, mais présentés dans le film de cette manière absurde et clichée, ça en devient une insulte.
Bien sur, c'est un film d'action, pas un film sociologique sur le devenir des cités. Mais pourquoi ne pourrait-on pas faire un film d'anticipation sur les cités françaises qui puisse être crédible et en même temps montrer une certaine réalité ?

Les acteurs sont du même acabit : deux héros qui se battent pour la paix urbaine tout en déjouant les desseins d'une police corrompue, un Président de la République qui finit par s'en remettre aux personnages de ce drame urbain pernicieux et qui a le courage d'un lapin pourchassé par des loups. Et puis quand même chapeau, on finit même par voir des skinheads néo nazis aider les autres communautés (noires, asiatiques, hispaniques...), c'est très fort ça quand même.
En outre, les dialogues sont dignes d'une cour de récré de collège et d'une partie de « on joue aux gentils et aux méchants » dans la cour d'une école primaire.

Le final est à l'image de tout le reste : d'une nullité abominable ;plein de bons sentiments envahissent tous les personnages - une niaiserie mielleuse et décidément infecte.

Un seul point à souligner, les scènes de Yamakasi impressionnantes mais qui ne suffisent pas à relever le niveau d'une daube incommensurable du cinéma français qui est, avec ce film, tombé bien bas.

Aussi utile qu'un toit ouvrant sur un sous-marin (référence pour les fans de Retour vers le futur).


________________________________________________________________________________________.Notre note.

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# Posté le vendredi 06 mars 2009 07:49

Modifié le samedi 10 octobre 2009 12:23

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